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Interview
Pour une dynamisation des sites du réseau, Afristat change de stratégie
Renforcer les compétences éditoriales des INS
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Afristat et les INS de son réseau lancent la dynamisation de leurs sites mis en place depuis 2003 et gérés dans un cadre collaboratif. La nouvelle stratégie consiste au passage des sites statiques aux sites dynamiques. Afristat jouera à nouveau un rôle important de coordination des actions de formation et d'adoption d'outils harmonisés.

Traoré Seydou : M. Freeman Amegashie, pouvez-vous nous décrire brièvement votre rôle dans le cadre du réseau des sites des INS des Etats membres d'Afristat ?

Freeman Amegashie : Tout d'abord, je voudrais préciser mes fonctions à Afristat où je joue le rôle de coordonnateur du département des appuis stratégiques et de la diffusion. A ce titre, je m'occupe, entre autres activités, de la coordination de la gestion des sites de la Direction générale d'Afristat et ceux du réseau des INS des Etats membres.

Depuis 2003, Afristat a aidé les INS de son réseau à disposer de sites Internet pour leur promotion et la diffusion des informations produites. Il a aussi mis en place un système de suivi des pays afin de réaliser une veille régulière sur les aspects techniques et la mise à jour.

Au moment de la mise en place des sites Web des INS, Afristat avait proposé aux INS une architecture commune, une formation des gestionnaires aux techniques d'élaboration de site et leur mise à jour , et des équipements adéquats pour la confection des pages et la communication.

Depuis lors, les INS ont pris leur indépendance et ont évolué chacun à son rythme propre. Ce qui se traduit par le développement divers des sites du réseau Afristat.

SMT : Aujourd'hui, quelle appréciation pouvez-vous faire de la situation des sites Internet des INS en termes de notoriété et de mise à jour régulière ?

KFA : Globalement, on ne peut que se réjouir de l'existence des sites Internet des INS qui sont venus combler un vide, un manque évident. Tous les responsables des INS utilisent ce média à bon escient pour communiquer et informer le grand public. Des améliorations ont été apportées sur la forme et sur le contenu de certains sites. Mais, dans la grande majorité des cas, l'utilisation du site reste timide. Les raisons de cette frilosité ne sont pas que liées aux ressources  humaines, mais plus à l'organisation interne et à la non adaptation des mentalités du personnel qui doit changer pour s'adapter au nouvel outil.

L'organisation interne, pour mieux utiliser Intenet, relève de la responsabilité des premiers responsables des INS. Dans certains INS, il n'a pas été mis en place une cellule ou comité Site garante de la ligne éditoriale du Site. D'où la nécessite d'une prise de conscience à ce niveau.

Trois INS seulement arrivent à mettre à jour leur site régulièrement. Un seul a pu mettre en ligne des bases de données. Pour les autres, la mise à jour est erratique et correspond le plus souvent à un évènement important de la statistique ou à une initiative personnelle du gestionnaire du site.

SMT : Au vu de cette situation de faible productivité des sites Internet, quelle stratégie Afristat compte t-il mettre en œuvre pour  réaliser le saut technologique ?

KFA : Afristat a inscrit dans son programme de travail de l'année 2008 des actions de dynamisation des sites. Il s'agit d'abord de renforcer la coordination autour de la gestion des sites. Cela se traduit par ce séminaire de communication institutionnelle des INS avec le Web co-organisé par le Cefil et Afristat. Il s'adresse principalement aux directeurs généraux pour améliorer leur implication personnelle dans l'utilisation du site comme moyen de communication de l'institut. Ensuite, des actions d'assistance directe sont programmées pour les pays ayant manifestement de grandes difficultés. Une formation regroupant les pays « faibles » est prévue avant la fin de l'année. Par ailleurs, le suivi des sites se poursuivra de façon plus rapprochée avec la diffusion d'un rapport de veille.

Pour l'année 2009, Afristat prévoit la mutation technologique des sites. Il proposera une offre technique aux INS qui devra permettre l'adoption de technologies modernes, l'utilisation des bases de données pour la gestion du site, des outils de gestion des contenus, la mise en ligne des bases de données interrogeables en ligne, etc.

SMT : Quels sont les points sur lesquels porteront les prochaines formations ?

KFA : Comme vous le voyez, l'adoption de ces nouvelles technologies nécessitera forcément le renforcement des capacités des gestionnaires de sites. C'est pourquoi, nous prévoyons l'organisation deux types de formation : un premier consacré au passage de sites statiques aux sites dynamiques en terme de gestion des contenus; et un second relatif à la mise en ligne des bases de données statistiques. Il serait souhaitable aussi de profiter de toutes les occasions où les directeurs généraux seront réunis pour poursuivre les discussions sur la communication institutionnelle autour du Web.

11/07/2008