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Recherche et Méthode
Renforcer la cohérence entre l'état civil et le système d'information démographique grâce à des indicateurs communs et reconnus
Pour rendre compte des missions qui leur sont confiées et piloter les actions dont ils ont la responsabilité, les acteurs de la sphère démographique et du système d'état civil ont besoin d'indicateurs clairement définis et officiels, qui couvrent aussi bien les fonctions de production et de gestion que les données sociodémographiques. Parmi ces indicateurs, ceux qui relèvent de la statistique doivent être communs à l'état civil et au système d'information démographique. Une telle démarche s'inscrit dans la dynamique actuelle de planification stratégique et de gestion axée sur les résultats (GAR), qui mesure les moyens mis en oeuvre et les résultats obtenus en regard des objectifs affichés. Cette manière de produire de l'information répond aux différents constats et opportunités des systèmes d'état civil africains en crise. Elle est soutenue par de nombreux partenaires internationaux, qui sont prêts à accompagner les pays dans l'amélioration des systèmes et des statistiques d'état civil (Afristat, BAD, BM, Uneca, UNFPA, Unicef…).

Vers une meilleure intégration des structures statistiques dans le système d'état civil

La production d'indicateurs de gestion apparaît comme un levier pour améliorer le fonctionnement de l'état civil, redynamiser la coordination et instaurer un cadre de concertation. Dans la pratique, ces indicateurs vont mesurer l'efficacité des systèmes juridique, administratif et social, ainsi que les processus de décentralisation et de démocratisation, et par conséquent pointer ce qu'il faut faire progresser. Parallèlement, cette approche va donner un rôle plus large aux statisticiens démographes, et ainsi favoriser l'intégration des structures en charge des statistiques au sein du système d'état civil. De la sorte, elles seront mieux à même de produire des données de qualité pour la préparation, la mise en œuvre, le suivi et l'évaluation des politiques et programmes.

Le tableau ci-après (tableau 1) propose une série d'indicateurs de la fonction enregistrement de l'état civil

20091207_GP_tableau

Des effets positifs à court, moyen et long terme

 A court terme, le fait que ces indicateurs soit communs à tous les acteurs va dynamiser et renforcer la coordination entre eux au sein d'un même pays, qu'ils appartiennent au ministère de l'intérieur, à celui de la justice, aux affaires étrangères.... Et au plan régional, grâce à ces indicateurs communs, il sera désormais possible de suivre et d'évaluer les programmes, projets et réformes en cours dans la plupart des pays.

A moyen terme, l'intégration des statistiques dans le système d'état civil va améliorer tout le système d'information démographique. En exploitant régulièrement les données d'état civil, les statisticiens vont acquérir des compétences nouvelles, améliorer leurs méthodes, et ainsi produire des données de meilleure qualité.

Avec ces données plus fiables, les gouvernants vont pouvoir mieux planifier le développement du pays, et en conséquence ils seront davantage sensibilisés à l'importance des statistiques d'état civil et des statistiques en général. Le cercle vertueux sera amorcé.

A long terme, cette nouvelle orientation va contribuer au développement du système statistique national (SSN). L'exploitation régulière des données permettra de mener des analyses comparatives entre les sources du système d'information démographique (RGPH, enquêtes, statistiques administratives), de mettre en avant les divergences et d'améliorer ces différentes sources, d'effectuer des analyses comparatives entre les statistiques sectorielles (système judicaire, système de santé...), de déceler les incohérences et d'identifier des actions pour améliorer les différentes sources statistiques administratives.

L'opportunité de systématiser la gestion axée sur les résultats

Cette nouvelle démarche est l'occasion de mobiliser des ressources, aussi bien intérieures qu'extérieures. Les différentes composantes du système d'état civil (intérieur, justice, affaires étrangères...) devraient profiter de l'opportunité de cette réorganisation pour améliorer leur fonctionnement général, par exemple en appliquant la gestion axée sur les résultats (GAR). Cette approche de gestion adoptée par les partenaires au développement permet en effet d'évoluer dans les nouveaux cadres de développement international (OMD, bonne gouvernance, transparence, etc.), d'organiser efficacement l'activité en concevant de bons programmes de développement. La plupart des structures en charge de la statistique ont déjà entrepris de telles réformes institutionnelles et ont élaboré une stratégie nationale de développement (telle que le SNDS).
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08/12/2009