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Recherche et Méthode
L'état-civil sur le devant de la scène
L'année 2009 a été marquée par de nombreuses conférences sur les systèmes d'état civil. La première a été organisée par la CEA à Dar es salam (du 29 juin au 3 juillet 2009) et la seconde à Yaoundé par l'IFORD (du 24 au 26 novembre 2009). Lors de ces deux rencontres, les participants ont souligné les enjeux et les défis des systèmes d'état civil (cf. article 1 " Le « scandale de l'invisibilité » et l'enjeu d'un état civil de qualité pour bien gouverner un pays"). Afristat, qui a participé à ces différents séminaires, a rappelé que seuls une forte coordination et un réveil des démographes pourraient améliorer ces systèmes, actuellement en crise dans la plupart des pays membres (cf. article 2 " Renforcer la cohérence entre l'état civil et le système d'information démographique grâce à des indicateurs communs et reconnus".
Le « scandale de l'invisibilité » et l'enjeu d'un état civil de qualité pour bien gouverner un pays
Dans la plupart des pays africains, l'état civil ne fonctionne pas correctement, par manque de coordination des différentes composantes et par manque de moyens, d'où un système d'information démographique peu fiable, incomplet, aboutissant à ce que l'on appelle le « scandale de l'invisibilité ». En marge d'un système d'état civil défectueux, la structure statistique en charge de l'exploitation des données rencontre des difficultés pour collecter et produire de l'information et n'est pas reconnue comme un acteur important. Or l'exploitation et l'analyse statistique des données d'état civil permettent de mieux gouverner un pays et concourent, par un phénomène de cercle vertueux, à améliorer la qualité de l'enregistrement initial.
Renforcer la cohérence entre l'état civil et le système d'information démographique grâce à des indicateurs communs et reconnus
Pour rendre compte des missions qui leur sont confiées et piloter les actions dont ils ont la responsabilité, les acteurs de la sphère démographique et du système d'état civil ont besoin d'indicateurs clairement définis et officiels, qui couvrent aussi bien les fonctions de production et de gestion que les données sociodémographiques. Parmi ces indicateurs, ceux qui relèvent de la statistique doivent être communs à l'état civil et au système d'information démographique. Une telle démarche s'inscrit dans la dynamique actuelle de planification stratégique et de gestion axée sur les résultats (GAR), qui mesure les moyens mis en oeuvre et les résultats obtenus en regard des objectifs affichés. Cette manière de produire de l'information répond aux différents constats et opportunités des systèmes d'état civil africains en crise. Elle est soutenue par de nombreux partenaires internationaux, qui sont prêts à accompagner les pays dans l'amélioration des systèmes et des statistiques d'état civil (Afristat, BAD, BM, Uneca, UNFPA, Unicef…).