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Formats ouverts
Les termes « format ouvert , format libre ou encore spécification ouverte », désignent des formats de données interopérables et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en oeuvre, par opposition à un « format fermé ou propriétaire ».

Pourquoi des formats ouverts ?

Comment échanger utilement des documents avec des correspondants qui n'emploient pas les mêmes logiciels que soi ? Comment s'assurer que toutes les données du document tranmis soient bien exploitables par l'autre ? A l'inverse, comment être certain que le document transmis ne contienne pas de données cachées, confidentielles ou virales ? Puis-je imposer à l'autre l'emploi d'un logiciel donné s'il préfère en utiliser un autre ?

Ces questions relèvent d'une part de l'interopérabilité des logiciels (deux logiciels différents peuvent-ils exploiter le même document ? Un document archivé sera t-il encore lisible par les logiciels des prochaines générations ?) : on approche la solution avec des formats de document communs à tous les logiciels, les standards. On trouve ainsi des standards de fait ; par exemple, le format de document de Microsoft-Word DOC est lisible par quasiment tous les traitements de texte, y compris les logiciels libres comme LibreOffice, car il est prédominant sur la planète. On trouve aussi des formats de document normalisés, comme HTML pour décrire les pages web.

D'autre part, nous sommes confrontés aux questions de transparence des données : le format utilisé pour encoder le document doit être connu de tous en détail, afin d'éviter la diffusion de données confidentielles cachées, ou bien même la propagation de virus. Dans cette problématique, le simple standard n'est pas recevable, car seul son concepteur (propriétaire) connait son fonctionnement exact ; pour suivre notre exemple, le format standard doc est “fermé” par Microsoft qui ne rend pas publiques ses spécifications, nul autre ne sait avec exactitude ce qu'il contient. A l'inverse, le format de document OpenDocument Format-Text (odt) utilisé par LibreOffice garantit la transparence des données car il est publiquement référencé et sans restriction d'accès.

Qu'est-ce qu'un format ouvert ?

Un format de données est dit ouvert si son mode de représentation a été rendu public par son auteur et qu'aucune entrave légale ne s'oppose à sa libre utilisation (droit d'auteur, brevet, copyright).

Les termes « format ouvert , format libre ou encore spécification ouverte », désignent des formats de données interopérables et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre, par opposition à un « format fermé ou propriétaire ».

Principaux formats ouverts
  • TXT (texte pur en ASCII) extension .txt : texte simple à modifier, sans mise en forme ;
  • RTF (Rich Text Format) extension .rtf : texte à modifier, mais n'enregistre pas les mise en forme complexe (tableaux, styles...) ;
  • ODF (OpenDocument Format - Text) extension .odt : texte à modifer, avec mises en formes complexes ;
  • HTML (Hypertext Markup Langage) extension .htm : mise en page web ;
  • TEX (Tex ou LaTex) extension.tex : édition et mise en forme de document mathématique ;
  • PDF (Portable Document Format) .pdf : document complexe à imprimer ou diffuser ;
  • EPUB (Electronic Publication) .epub : mise en page de livre électronique ;
  • CSV (Coma Separated Values) extension .csv : données séparées par des vigules ou point-virgules ;
  • XML (Extensible Markup Langage) .xml : données complexes ;
  • ODF (OpenDocument Format - Spreadsheet) extension .ods : feuille de calcul de tableur ;
  • JPEG (Joint Photographic Expert Group) extension .jpg : image et photo ;
  • PNG (Portable Network Graphics) extension .png : image et dessin ;
  • SVG (Scalable Vector Graphics) extension .svg : graphique, dessin vectoriel ;
  • ODF (OpenDocument Format - Drawing) extension .odg : graphique ;
  • OGG (Ogg) extensions .ogg, .oga, .ogv : conteneur de flux vidéo et audio ;
  • WEBM (WebM) extension .webm : conteneur multimedia pour le web

Qui utilise des formats ouverts ?

D'une part, le secteur public ne peut adopter un format fermé pour ses échanges avec les administrés ou les usagers sans imposer l'utilisation d'un logiciel particulier, ce qui revient à donner à son éditeur une position dominante sur le marché, qui pourrait alors en abuser, et rendrait ce secteur dépendant de cet éditeur pour l'accès à ses propres données et outils.

D'autre part, manipulant des données sensibles (secret défense, informations fiscales ou médicales par exemple) et archivant ses documents, la puissance publique doit avoir l'assurance que ces données restent consultables à l'avenir, même si le logiciel qui les a générées n'est plus disponible.

FRANCE : Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 30 mai 2000, proposition de loi tendant à renforcer les libertés et la sécurité du consommateur et à améliorer la concurrence dans la société de l'information.
Article 1er : Lors des échanges de données informatisées, les services de l'Etat, les collectivités locales et établissements publics ont obligation de recourir à des standards de communication ouverts, constitués de règles et procédés d'échange publics de l'information numérique.
Article 2 : Les services et les établissements publics de l'Etat et des collectivités publiques territoriales sont tenus d'utiliser des logiciels dont les codes sources leurs sont accessibles.

Le Monde.fr | 20.04.2011 : YouTube se convertit au format ouvert WebM
YouTube (Google) a annoncé, mardi 19 avril, que toutes les nouvelles vidéos chargées sur son site seront converties au format ouvert WebM. Youtube dit aussi avoir converti 30 % des vidéos déjà disponibles qui représentent 99 % des pages vues par les internautes.

Et au-delà ?

Au-delà des formats ouverts de documents, qu'en est-il des informations et des études ou savoirs qui en découlent ? Ce sera l'objet d'un prochain article sur l'initiative « données ouvertes » ou « Open Data » ...

Les notes :
  • Un couple parfait : il est important de noter que les logiciels libres utilisent dans leur ensemble de façon native des formats de documents ouverts, il s'agit du “couple parfait”. Les logiciels propriétaires utilisent souvent des formats de documents fermés, mais peuvent très bien utiliser aussi des formats ouverts (OpenMeans est une initiative pour promouvoir l'ouverture des formats sans renoncer aux logiciels propriétaires)
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26/04/2012


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